La volonté de la IIIe République de s’attacher le vote paysan en soutenant la petite exploitation familiale et les efforts du ministre de l’agriculture Jules Méline aboutissent au vote de la loi du 5 novembre 1894, acte de naissance du Crédit Agricole :
la loi autorise la constitution de Caisses locales de crédit agricole entre les membres de syndicats agricoles, qui engagent leur responsabilité selon le principe du mutualisme.
Une étape importante de l’histoire du Crédit Agricole est franchie avec la loi de mutualisation du 18 janvier 1988 :
le capital de la CNCA - transformée en Société Anonyme - est cédé par l'Etat pour 90% aux Caisses régionales et pour 10% au personnel.
Le Crédit Agricole devient donc totalement indépendant de l'Etat, ce qui met fin entre autres aux prélèvements autoritaires de ses excédents.
En introduisant en bourse en 2001 la CNCA sous le nom de Crédit Agricole S.A., les Caisses régionales, actionnaire majoritaire, disposent d’un véhicule coté pour participer à de grandes opérations de croissance externe.